Doors (The)

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Doors (The)

Message  Leroybrown le Lun 7 Juil - 19:57

Qui ne connait pas les Doors ?



Jim Morrison un jeune étudiant à l’Université de Californie Los Angeles (UCLA), section cinéma est intelligent, malin et passionné par la philosophie. Il écrit quelques poêmes et consomme de la drogue notemment du LSD ce qui le motive particulièrement. Mais c’est un certain Ray Manzarek, lui aussi étudiant en section cinéma qui conseillera à Jim de monter un groupe de rock et de gagner des millions de dollars durant l’été 1965.

Ray Manzarek cotoit un groupe de méditation transcandentale où il rencontre John Densemore qui est batteur dans les Psychedelic Ranger. Il le convainc de le rejoindre pour former un groupe autour de Jim Morrison. Le batteur est séduit et enmène avec lui le guitariste Robbie Krieger. De son coté Ray Manzarek quitte son groupe Rick and the Ravens. Jim Morrison propose le simple nom de The Doors inspiré du livre « The Doors of Perception » de Aldous Huxley. Il est retenu.

Dès l’automne, alors que Jim Morrison rencontre Pamela Courson, le groupe travaille sur quelques démo. The Doors joue aussi au London Frog et dans d’autres club ! Ainsi ils se font la mains sur scène face à des publics difficiles. Tout d’abord Jim Morrison est très timide et murmure en tourant le dos à la foule ses paroles mystiques. Puis plus ça va plus il prend de l’assurance et utilise ce qu’il connait de la manipulation des foules.

Au printemps 1966, The Doors se produit au célébre Whiskey a Go Go Club. Ils démarchent aussi quelques maisons de disque qui ne les retiennent pas ! Là-bas ils ouvrent Them dont Van Morrison inspire Jim Morrison. Enfin leur travail est récompensé. Elektra leur propose un contrat pour six albums. Mais l’un des premiers scandales nourrissant la carrière du groupe va ralentir la sortie du premier album. En effet leur d’une interprétation de The End, Jim Morrison sous l’influence d’un cachet LSD, hurle le célèbre Mother I want to fuck you. Il ne parlait plus à ses parents depuis bientôt un an et avait un vrai dent contre eux. Sans préavis le patron du club le jette dehors. Le scandale éclate et l’image du bon groupe scénique est déterrioré.

A l’automne 1966 le groupe enregistre enfin et en seulement une semaine le premier album éponyme. Il sort en janvier de l’année suivante. Au printemps après un bon papier dans la presse le disque prend son envole. Light my Fire est réenregistré sous format single et devient n°1 au Billboard américian. C’est l’hymne de l’amour (sentimentale mais aussi physique) d’une année qui va bientôt être surnommé « Summer of Love ». Morrison devient un idole et une norme de beauté et de pureté absolue. Il est « iconisé ». Strange Days, le deuxième album, assure la pérénité du groupe. Toujours aussi bien travaillé et spontané il satisfait une jeunesse démandeuse de musique vivante et de paroles poétiques et réfléchis.

Désormais le groupe est très connu, peut être trop pour la personnalité fragile de Jim Morrison qui s’enferme davantage dans la drogue et l’alcoolisme. Néanmoins il maitrise les foules d’un façon magistrale. Son physique et son charisme aidant il manipule son public qui n’a feu que pour ce mec. Dans le délire du succès et des beuveries immondes Waiting for the Sun sort en juillet 1968. Les textes sont plus contrastés et très contestés par les autres membres du groupe qui supporte de plus en plus difficillement les conneries de Morrison mais aussi ses désires de vouloir imposé, par force même, ses textes (The Celebration of the Lezard). Néanmoins l’accueille du disque est bon et Unknown Soldier devient la chanson pacifiste par excellence. Ca redore le blason du groupe. En septembre 1968 le groupe part en Europe pour quelques concerts de bonnes qualités. De retour en Californie, Jim Morrison pense à orienter sa carrière davantage vers la poésie. Début 1969 alors que le reste du groupe travaille et enregistre Soft Parade, Jim se désinteresse de plus en plus du groupe. Il n’y participe que très peu dans la création (4 titres sur 9).

Puis le concert de Miami va faire terriblement vaciller la carrière du groupe. Morrison de plus en plus atteint par l’exès en tous genres arrive avec plus de deux heures de retard sur scène, ivre et se déshabillant en public. L’insuccès de l’album Soft Parade, l’image scandaleuse et distente de l’idole de Light my Fire et la condamnation de Jim après le concert donnera un énorme coup de frein aux Doors. De nombreux concerts sont annulés. Le groupe doit se ressaisir désormais.

En février 1970, le cinquième album enregistré à l’automne de l’année précédente, sort. Morrison Hotel (nom d’un établissement hôtelier réel de Los Angeles, pochette du disque) est un retour au source. Le blues et le jazz sont les bases de la structure musicale. L’amour et l’écologie (la mode hippie) sont les thèmes principaux traités. Jim Morrison s’est véritablement calmé et peut convenablement travailler en faveur aux Doors.

Puis très vite on répéte pour un sixième opus qui devra être enregistré en seulement dix jours et malheureusement le dernier, LA Woman. Le groupe est sur vitaminé. Morrison est heureux et moins tourmenté qu’auparavant. Plus serein il livre des choses comme LA Woman ou Rider on the Storm qui sont des bijoux. Après ce travail en studio Morrison décide de se tourner définitivement vers la poésie et le cinéma. Il veut se détacher de l’image du mauvais garçon chanteur de rock. Il s’installe à Montmartre, y meurt le 3 juillet 1971 alors que LA Woman le dernier des Doors est déjà salué comme un chef d’œuvre.

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